Escale au Eicher See

Nos amis américains, Silvia et Bob nous ont rejoints à Speyer. Plus on est de fous, plus on rit dit-on.

Avec Bob et Silvia

Retrouvailles avec Bob et Silvia…

C’est vrai aussi sur un bateau à condition que l’équipage s’entende bien, ce qui est le cas. Sinon, l’amiral Happy veille à mettre rapidement tout le monde d’accord. Oui, le petit loup de rivière a pris du galon. La valeur n’attend pas le nombre des années dit-on, surtout quand on sait se débrouiller pour mettre tout le monde dans sa poche!

Le capitaine Happy nouvellement promu Amiral

Le capitaine Happy, nouvellement promu Amiral, porte sa tenue blanche d’apparat et un regard sévère.

A vos ordres Amiral !

Happy est-elle le premier amiral féminin de notre flotte de plaisance (euh, juste un bateau et son annexe). Toujours vêtue de son uniforme de parade blanc — Bon, c’est vrai, parfois c’est un blanc qui tire sur le gris mais l’intéressée saura souligner qu’elle ne fait alors pas l’objet de tous les soins dûs à son rang — Happy arpente le pont. Il y a intérêt à ce que tout soit bien rangé et à sa place car une inspection inopinée est toujours possible. Contrairement au capitaine et aux matelots qui triment à la manœuvre et à l’entretien du navire, l’amiral est prompt à l’aboiement si le déroulement de la manœuvre ne lui convient pas, s’il n’est pas associé immédiatement aux réjouissances de bord, si le moindre chien non galonné se hasarde sur un ponton ou passe dans son champ visuel sans avoir salué!

Inspection surprise de l'amiral Happy

Une inspection surprise de l’amiral Happy est possible à tout moment. Les cabines doivent être bien rangées!

Plusieurs fois par jour, l’amiral inspecte le port ou le ponton d’escale de la mi-journée, ses équipements et les environs. Les critères pris en considération pour évaluer sa satisfaction sont divers et variés, souvent incompréhensibles par le petit personnel de bord. La largeur et la stabilité des pontons et catways, le matériau utilisé sont jugés… Ainsi, les pontons faits de grilles métalliques sur lesquelles l’amiral ne peut pas poser ses augustes pattes sans se faire mal écopent d’emblée d’une excellente note: l’amiral demande alors à ce que le sous-fiffre qui lui sert d’escorte le soulève et le porte dans ses bras! La propreté des pontons est aussi notée. Alors que le simple matelot aurait tendance à prier les canards d’aller poser leurs fientes ailleurs, l’amiral ferait plutôt preuve d’une indulgence complice avec ces volatiles flottants le jour et terrestres la nuit. C’est avec un plaisir non dissimulé que notre officier supérieur tente de vérifier la qualité du camouflage (dissimulation colorée et olfactive) que pourraient procurer les échantillons trouvés sur le ponton en allant inspecter la qualité du pain préparé par le boulanger local…

La jolie pelouse du club nautique

L’Amiral Happy inspecte la jolie pelouse du club nautique de Gernsheim, au Eicher See.

La qualité de l’environnement est également jugée, notamment le soin apporté à la tonte de l’herbe et mieux encore, des pelouses. Une herbe haute dans laquelle il faut se frayer un chemin avec le museau est moyennement appréciée. De plus, il faut sauter, donc se fatiguer bêtement, pour avancer vers l’inconnu. La note obtenue sera très moyenne. Par contre, une herbe — et mieux encore, le fin du fin, une pelouse! — drue et fraîchement tondue obtiendra souvent, après examen approfondi, une note élevée. Le test de qualité consiste à se rouler dans l’herbe, faire des tonneaux et des roulé-boulés puis à courir à toute vitesse en décrivant des huits. La densité de l’herbe et la qualité de la coupe doivent permettre une course confortable et précise. Une légère coloration verte des pattes et de l’uniforme est une preuve de la fraîcheur de la tonte de l’herbe.

Eicher See, petit paradis caché…

Escale au Eicher See

Escale au Eicher See (KM 466 rive gauche du Rhin), à l’un des pontons du club nautique de Gernsheim. Un bien bel endroit que nous vous recommandons sans hésitation.

Aujourd’hui, l’amiral a été comblé. La canicule s’est calmée et les nuages ont jeté une ombre bienfaitrice sur le Rhin. L’amiral et son équipage, en route de Speyer vers le nord au fil du Rhin, n’ont pas souffert de la chaleur. Les 65 kilomètres du jour, (sans aucune écluse, faut-il le rappeler ?) ont été couverts en a peine plus de 3 heures de navigation paisible.

L’escale du jour se situe au Eicher See, une immense gravière, un vrai lac (aux eaux limpides) devenu résidence de loisirs pour de nombreux propriétaires de cabanes et autres résidences secondaires qui se sont installées au fil des décennies sur les rives de ce lac artificiel. Plusieurs clubs nautiques y ont installé pontons et club-houses.

J’avais pris un contact téléphonique avec le responsable du Motor und Segelbootclub Gernsheim qui m’avait assuré que nous pourrions nous amarrer chez eux pour la nuit. Nous devions toutefois être vigilants pour nous rendre à terre car la tempête du printemps avait endommagé certains pontons. Les neufs seraient mis en place d’ici quelques semaines. Si la canicule a bien pris son jour de repos aujourd’hui, le vent, prévenu de notre arrivée, s’est levé. En signe de respect probablement. De grand respect même, vu l’énergie déployée par ce vent! Il a toutefois eu le bon goût de souffler de face au moment de l’accostage, rendant l’opération très simple.

Eicher See

A notre arrivée au Eicher See, probablement en signe de respect, le vent s’est levé…

L’amiral a immédiatement demandé à inspecter les lieux: un grand ponton fait d’une grille dont l’accès a la rive a effectivement été très malmené par la tempête. Il faut faire attention où on met les pieds. L’amiral, dans les bras de l’un de ses subordonnés, est ravi. Parvenu à terre en sécurité Happy est déposée sur un tapis d’herbe drue, fraîchement tondue et agrémentée de fleurs. Si le soleil n’avait pas pris sa journée, l’endroit eût été magique. Un air de cabane au Canada…

Coucher de soleil sur le Eicher See

Coucher de soleil sur le Eicher See

Le club-house est ouvert. Les sanitaires aussi. Tout est d’une propreté impeccable et en libre service. Un équipage membre du club passe par là. C’est l’occasion de prendre une bière ensemble. A l’heure convenue, le livreur de pizzas nous apporte notre commande. Le jour décline et le soleil vient nous faire une belle révérence au moment de se coucher. Une très belle journée, vraiment.

 

Spire (Speyer), ville historique au port de plaisance flambant neuf

Le départ de Leimersheim (KM 373) fut beaucoup moins chaotique que l’arrivée (voir l’article précédent) et la navigation de la journée plutôt courte puisque le port de plaisance de Speyer est au KM 401. Soit 2 petites heures de navigation.

Un port de plaisance flambant neuf et bien pensé

Dorabella au port de Speyer

Dorabella au port de Speyer. Le niveau du Rhin est bas en cet été 2015. La rampe d’accès est d’autant plus raide à monter!

A Speyer, le port de plaisance n’est qu’à quelques pas de la ville historique. Il a été pensé en tant que partie intégrante du cadre de vie avec de beaux immeubles de qualité qui l’entourent (avec de belles terrasses donnant sur le port). Ici on a compris que les bateaux de plaisance sont un élément essentiel à la vie du fleuve et à l’animation du cadre de vie, y compris pour tous ceux qui ne naviguent pas.

Port de plaisance de Speyer sur fond de cathédrale

Le port de plaisance de Speyer est à deux pas du centre-ville historique. Les tours de l’imposante cathédrale romane surgissent derrière les bâtiments résidentiels aux larges baies vitrées et spacieuses terrasses qui bordent le port.

La navigation est aussi ancienne que la civilisation. La navigation de plaisance n’est pas une lubie pour gens qui ont de l’argent à jeter par la fenêtre mais une façon de passer ses loisirs à la mode nomade. La résidence secondaire est passée dans les mœurs depuis longtemps. Un bateau n’est pas autre chose qu’une résidence secondaire capable de se déplacer et de s’installer dans un environnement toujours différent. Une sorte de camping-car qui glisse au fil de l’eau. Pourtant, bien des camping-cars modernes sont beaucoup plus chers que nombre de bateaux de plaisance. Passe-t-on son temps à regarder manœuvrer les camping-cars? Non. Par contre, les évolutions des bateaux sur l’eau ont toujours fasciné petits et grands.

Un tout nouveau bâtiment multi-fonctions: restaurant gastronomique, capitainerie et sanitaires pour le port.

Lorsque nous arrivons à Speyer, le tout nouveau bâtiment sur le port qui abrite un restaurant gastronomique, la capitainerie et les sanitaires, est ouvert depuis 15 jours seulement. « Gastronomique » n’est pas un vain mot. Nous y avons déjeûné et nous nous sommes régalés d’une cuisine fine et savoureuse qui n’a rien à envier aux meilleurs restaurants français. Ceux qui sont des adeptes du guide Michelin rouge savent que le nombre de belles tables a explosé en Allemagne, où il est possible depuis quelques années de faire de très belles découvertes.

Accès aux nouvelles installations sanitaires du port de Speyer

Accès aux nouvelles installations sanitaires du port de Speyer. Sur la droite le lecteur de code-barres qui vérifie que c’est bien un usager dûment enregistré qui veut pénétrer dans les lieux.

Quant aux installations hi-tech du port, bien des marinas françaises beaucoup plus chères seraient avisées de s’en inspirer. Mis à part la permanence à la capitainerie (joignable sur téléphone portable en dehors des heures de présence), tout le reste est automatisé et permet de limiter les coûts tout en offrant une prestation souple de bon niveau.


A son arrivée, chaque bateau reçoit par téléphone (ou à la borne d’information au ponton d’arrivée) un code pour sortir du ponton d’amarrage et se rendre au bâtiment principal. Plus exactement, la première étape consiste à se rendre à la caisse automatique du parking qui gère également les places de port. On y renseigne la taille de son bateau et son emplacement, le nombre de nuits et de personnes, etc. On paie la somme affichée et la machine délivre un reçu avec un code-barres valable pour le temps choisi. L’accès aux sanitaires et aux pontons depuis l’extérieur est contrôlé par la lecture optique du code-barres. Plus de clé à obtenir et à restituer… Le port est sous vidéo-surveillance. Sale temps pour les resquilleurs qu’on rencontre de temps en temps, qui profitent des installations des ports et partent à la cloche de bois au petit matin sans payer.

Speyer, ville d’histoire

Speyer ville d'histoire

Speyer ville d’histoire… Au petit matin, en allant chercher le pain frais…

Speyer (Spire en français) compte aujourd’hui environ 50 000 habitants. C’est une ancienne ville impériale, dont l’imposante cathédrale romane est l’un des monuments majeurs de l’art du Saint-Empire romain germanique. Pendant 3 siècles elle a été le lieu de sépulture de huit rois et empereurs allemands. Au XVe siècle, Speyer est un centre important de fabrication du drap. Elle devient aussi un centre pour l’imprimerie. En 1689, lors des guerres de succession du Palatinat, la cathédrale et la ville sont presque totalement incendiées par Ezéchiel de Mélac et les troupes françaises de Louis XIV. Dix ans après, les habitants sont autorisés à se réinstaller dans la ville détruite. Tous les bâtiments historiques sont construits lors de cette période, à partir de 1700, comme la mairie, l’église de la Trinité, la maison des marchands sur la place de l’ancien marché et de nombreuses maisons bourgeoises. C’est de cette époque que date l’aspect actuel de la ville historique de Speyer.

Gourmandise à la terrasse d'un glacier sur la grand-place de Speyer

Gourmandise à la terrasse d’un glacier (ils sont plusieurs) sur la grand-place de Speyer. La cathédrale romane à l’arrière-plan. Le bâtiment en partie masqué par la crème glacée est l’ancienne mairie.

Larguez vos amarres !

Speyer n’est quà 100 kilomètres environ de Strasbourg par le Rhin. Pourtant, nous n’avons pas rencontré beaucoup de pavillons français en chemin. Juste un ou deux en fait. C’est bien dommage. C’est une belle destination de sortie au départ de l’Alsace, surtout pour les nombreux bateaux fortement motorisés que nous avons vus sommeiller dans les ports plus en amont et qui sont parfaitement adaptés à la remontée du Rhin à contre-courant pour retourner à leur port d’attache. Les autres, comme nous, carresseront le Rhin dans le sens du poil en faisant une superbe boucle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre: Rhin avalant jusqu’à Coblence, puis retour montant par la Moselle, la Sarre (des rivières canalisées et à faible courant bordées de paysages magnifiques) et le canal de la Sarre.

 

Sur le Rhin Sauvage – escale à Leimersheim

Sur le Carnet de Molly – 24 juillet…  Nous venons de quitter Beinheim, Port du Cercle Nautique de l’Alsace du Nord. Nous y avions abandonné la pauvre Dorabella qui y est restée 1 mois à attendre comme Godot l’ouverture du Plan Incliné d’Arzviller qui devait être réparé pour le 15 juillet et qui finalement n’est toujours pas opérationnel. Donc application du plan B: descendre le Rhin jusqu’à Coblence et de là remonter la Moselle et la Sarre.

Sur le Rhin sauvage, à hauteur de Lauterbourg

Sur le Rhin sauvage, à hauteur de Lauterbourg. Hauts fonds et chenal plus étroit par endroits occasionnent remous et tourbillons. Il faut bien rester dans le chenal balisé…

De Beinheim à Maxau

Nous prenons donc congé de nos hôtes du Cercle Nautique d’Alsace du Nord et nous voici partis sur ce qu’ils appellent le « Rhin Sauvage ». Imaginez un peu: plus une seule écluse jusqu’à la mer du Nord! Plus de temps perdu à attendre son tour en faisant des ronds dans l’eau quand il n’y a pas de ponton d’attente. En contrepartie, le fleuve est livré à lui-même et les conditions de navigation seront plus que jamais liées à son débit. Nous sommes avalants et le Rhin, bien que en régime de basses eaux, va nous faire avancer à une vitesse que nous n’avions pas encore atteinte, pas même sur le Rhône l’an dernier.

Barge transportant le tablier du pont du nouveau tram de Strasbourg à Kehl

Une rencontre impressionnante: la barge transportant le second tablier du pont du nouveau tram de Strasbourg à Kehl. Le pousseur belge Walwick (2 x 1350 CV) remonte précautionneusement le Rhin avec un convoi de 4 000 t et 220 m au total!

ravitaillement au port de plaisance de Maxau

Ravitaillement en carburant au port de plaisance de Maxau (Karlsruhe). L’équipage en a profité pour déjeuner au club nautique local.

Sur le Carnet de Molly – 24 juillet… Le bateau file comme le vent dans le sens du courant. Presque 11 noeuds!

Il faut toutefois être très attentif à la circulation des commerces qui sont extrêmement nombreux. Tous ces bateaux sont de nationalités allemande, néerlandaise, belge ou suisse. Pas vu de français. Où sont-ils et que font-ils? Il est tout de même curieux, alors que Strasbourg est le 2e port fluvial français, que tout le trafic soit assuré par des entreprises étrangères. A moins que les français ne naviguent sous pavillon étranger plus avantageux? Mystère…

Molly à la barre de Dorabella

Molly à la barre de Dorabella

Une arrivée sportive !

Abrutis par la canicule nous nous étions dit que le petit port de Leimersheim caché dans la verdure au sud de Speyer serait un endroit charmant pour faire escale et attendre que la journée d’orages annoncés passe… Au téléphone, le capitaine du port nous avait bien conseillé de faire attention au courant et aux haut-fonds. Nous avons fait de notre mieux mais la vedette de la police fluviale allemande qui nous escortait et nous photographiait a certainement nui à notre concentration. La grosse prise d’eau juste en aval du chenal menant au port et le courant supplémentaire généré n’a pas arrangé les choses… Nous sommes revenus à contre-courant mais nous avons viré sur tribord trop tôt… Lorsque la quille du bateau est allée flirter avec le banc de gravier qui a tenté de la retenir: la pauvre Dorabella, déstabilisée par le courant, s’est mise à gîter sur tribord de façon impressionnante. Le capitaine, soudain rappelé à une réalité urgente, s’est heureusement ressaisi et, poussant la puissance à fond, a réussi à ramener le navire en eau (suffisamment) profonde. Ouf!

Accès au petit port de Leimersheim

Accès au petit port de Leimersheim: il faut littéralement se coller au quai pour échapper au courant et aux bancs de gravier qui obstruent le passage! Pour entrer, remonter le Rhin au maximum et bifurquer rapidement à angle droit et en appliquant une grosse ressource pour que le courant n’ai pas le temps de vous entraîner sur les bancs de gravier que l’on distingue au milieu du passage… On pourrait se dire qu’un balisage rendrait service. Sauf que, avec les crues du Rhin, le profil change tout le temps.

Sur le Carnet de Molly – 24 juillet… Navigation sans histoire jusqu’à Leimersheim (DE). A Leimersheim nous sommes arrivés avec une chaleur torride on a failli s’échouer sur le banc de graviers à l’entrée du port. Le capitaine du port est venu nous accueillir et plus tard nous proposer des petits pains pour le lendemain matin, une belle tradition d’hospitalité allemande.
La nuit a été agitée par un bel orage qui a éclaté vers 23h30 et a duré plusieurs heures et a fait chuter la température de 10°. Ouf, il fait moins chaud! Mais il y a maintenant un fort vent de 60 km/h en rafales.

Une escale buccolique

Sur le Carnet de Molly – 24 juillet… Allons quitter Leimersheim demain c’est à dire le dimanche 26/07 pour Speyer où nos amis américains Bob et Sylvia nous attendent. Ils arrivent de Besançon où ils ont laissé Désirée (la vedette hollandaise que nous leur avons vendue il y a 3 ans). Ils nous rejoignent en train en passant par Strasbourg et Karlsruhe.

Bateau porte-conteneurs passant devant l'accès au port de Leimersheim

La sortie du port, au contraire, à l’abri du courant du Rhin, ne pose aucun problème… A condition de bien observer ce qui se passe sur le fleuve: ici un bateau porte-conteneurs passant devant l’accès au port de Leimersheim. Si un ou plusieurs patapoufs (*) surviennent, on peut s’amarrer facilement au quai en attendant que la voie soit libre…

(*) Patapouf : bateau de commerce jusqu’à 110 mètres de long dans le jargon de l’équipage de Dorabella. La nuit, lorsque tout est calme, le moteur des navires de commerce qui glissent sur le Rhin fait un pouf pouf pouf sourd… Mais « Patapouf » dans le langage des enfants est aussi quelqu’un de gros et de lourd… Mais lorsque les bateaux sont de plus en plus gros, il faut trouver une gradation.
Voici donc celle que nous avons établie par expérience.

  • Pata-pouf : bateau de commerce jusqu’à 110 mètres de long
  • Pata-pouf-pouf : bateau de commerce jusqu’à 110 mètres de long + barge poussée. Souvent un convoi de 190 mètres au total.
  • Pata-pouf-pouf-pouf : bateau de commerce jusqu’à 110 mètres de long + barge de 80 mètres + une ou 2 barges à couple! Donc uonvoi de double largeur et 190 mètres de long. Impressionnant.