En route pour le Rhin romantique…

Nous quittons le Eicher See à regrets. C’est promis, il faudra y revenir et prendre un peu de temps pour explorer le lac avec l’annexe, histoire de goûter un peu mieux à ce petit paradis secret. Encore une fois, on ne rencontre quasiment pas de pavillon français par ici alors que l’Alsace est à moins de 200 kilomètres de navigation. Quel dommage ! Ceux qui ne rêvent que de mettre le cap au sud ne savent pas ce qu’ils ratent !

Porte-conteneurs Empire

En sortant du Eicher See nous laissons passer devant nous (euh, pouvait-on se permettre de griller la priorité à ce monstre de 190 mètres ?) un énorme porte conteneurs néerlandais. L’Empire, c’est son nom, est basé à Dordrecht près de Rotterdam. C’est un bateau de 110 mètres qui pousse une barge de 80 mètres. Il sera notre poisson pilote pendant toute la journée.

Les eaux du lac sont un miroir sur lequel nous glissons vers le fleuve. Les équipiers sont postés à la proue pour guetter le trafic sur le fleuve. Nous voici donc de retour sur le Rhin, le plus long fleuve se déversant dans la mer du Nord et l’une des voies navigables les plus fréquentées du monde. Aujourd’hui nous commençons au KM 466. La destination est au KM 425, en rive droite. Nous avons réservé par téléphone une place au port de plaisance de Rüdesheim. En sortant du Eicher See nous laissons passer devant nous (euh, pouvait-on se permettre de griller la priorité à ce monstre de 190 mètres ?) un énorme porte conteneurs néerlandais. Cela évoque des souvenirs de nos navigations aux Pays-Bas au printemps 2013. L’Empire, c’est son nom, est basé à Dordrecht près de Rotterdam. C’est un bateau de 110 mètres qui pousse une barge de 80 mètres. Il sera notre poisson pilote pendant toute la journée. Nous ne le quitterons que pour prendre le chenal menant à Rüdesheim.

En passant par Mayence (Mainz)…

chateau de Biebrich à Wiesbaden

Le château de Biebrich (en allemand: Schloss Biebrich) est une résidence baroque dans le quartier de Biebrich à Wiesbaden, sur la rive droite du Rhin, en face de Mayence.

Une petite heure après le départ, à hauteur de Nierstein, les grands vignobles du Rhin changent le paysage. Le soleil risque une apparition timide. Les vignes formeront notre décor jusqu’à la fin de la journée, avec une petite interruption pour la traversée de l’agglomération de Mayence (Mainz).

port industriel de Mayence

Le port industriel de Mayence. Ici le transport fluvial a toute son importance.

La traversée de Mayence donne l’impression d’une ville opulente. Située sur la rive gauche du Rhin, Mayence est la première ville d’Allemagne pour le commerce du vin. Juste en face se situe l’embouchure du Main qui mène à Francfort.

Mayence

Mayence, sur la rive gauche du Rhin, au KM 500. Nous suivons toujours l’Empire qui nous ouvre la route.

C’est du Main que nous voyons surgir un bateau de passagers qui fonce à toute vapeur en zigzaguant entre les bateaux de frêt et les plaisanciers qui se trouvent sur son chemin. C’est un bateau bus qui dessert de nombreuses haltes. Il y a intérêt à deviner où il va s’arrêter pour repartir de plus belle à l’assaut du fleuve. Un cow-boy, un faux-zorro je vous dis, le roi de la queue de poisson !

Bateau-bus sur le Rhin aux environs de Mayence

Bateau-bus sur le Rhin aux environs de Mayence. Gare au comportement sans foi ni loi de ces navires. Le fleuve est à eux !

… et les vignobles, sur la route de Rüdesheim

Mayence-Hesse-rhénane fait partie du Réseau des Capitales de Grands Vignobles « Great Wine Capitals » avec les autres huit villes membres du réseau : Bilbao-Rioja, Bordeaux-Vignoble de Bordeaux, Le Cap, Florence-Toscane, Melbourne, Mendoza-Vignoble de Mendoza, Porto et San Francisco-Napa Valley. Le gratin quoi… Au fil des kilomètres le long du fleuve, on comprend pourquoi. La dernière heure de navigation de cette journée offre un beau spectacle. Partout des vignobles soignés et de riches demeures…

Lorsque nous arrivons, le port de plaisance de Rüdesheim est encombré de bateaux de dimensions respectables. Au bout du chenal, le capitaine, du haut de la péniche du club, nous fait signe d’approcher mais je n’ai pas trop envie de jouer des pare-battages pour aller me faufiler dans ce qui peut devenir un traquenard si le vent est violent quand il faudra repartir. Au passage, des plaisanciers nous font signe et nous montrent un emplacement libre avec suffisamment de place pour manœuvrer. C’est vendu, on y va ! Tant pis pour l’amiral Happy qui devra marcher un peu plus pour se rendre à terre…

Le port de plaisance de RüdesheimLe port de plaisance de Rüdesheim

Le port de plaisance de Rüdesheim

Rüdesheim, escale obligée des paquebots de croisière…

Rüdesheim am Rhein

Une belle soirée s’annonce. Nous décidons de marcher à travers les vergers pour rejoindre le village de Rüdesheim. Un joli chemin, une piste cyclable en fait, y mène. Il faut marcher un kilomètre et demi pour atteindre le cœur du village, là où sont amarrés tous les paquebots-hôtels. Toute croisière sur le Rhin romantique fait escale à Rüdesheim ! Et quand il n’y a plus de ponton libre, les paquebots se mettent à couple. C’est dire qu’il y a du monde !

Rüdesheim, escale obligée de tous les paquebots fluviaux

Rüdesheim, escale obligée de tous les paquebots fluviaux

En nous faufilant à travers une foule bigarrée nous nous dirigeons vers la Drosselgasse qui nous a été vantée comme la plus célèbre rue viticole du monde. Bon, pour être franc, étant habitués aux rues historiques des villages alsaciens comme Riquewihr ou Ribeaullé, nous n’avons pas été impressionnés, mais vraiment pas. L’endroit est charmant, entièrement consacré à la consommation du vin par tavernes interposées (je n’ose pas utiliser le terme « dégustation »), mais d’un point de vue architectural, il y a beaucoup mieux en Allemagne. Tout est organisé pour le tourisme de masse généré par les paquebots. Business is business. D’autres pourraient en faire autant en France, à condition d’avoir l’esprit d’entreprise qui va avec.

En fait, l’intérêt de Rüdesheim est ailleurs: un télésiège (il y en a beaucoup en Allemagne) permet de se rendre au sommet des vignobles pour admirer le Rhin dans son écrin doré. Ensuite, on redescend par un autre télésiège vers un village voisin, on traverse le Rhin pour visiter la ville de Bingen avant de revenir par le ferry à passagers à Rüdesheim. Une belle journée de balade… Et surtout, Rüdesheim est la porte d’entrée du mystérieux et redouté Rhin romantique et de ses gorges défendues par la Lorelei. A suivre…

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