C’est le printemps ! Fini l’hivernage !

Voici revenu le temps de retrouver notre brave «Dorabella». Depuis fin octobre 2014, elle attend sagement dans un hangar du port de Strasbourg que la nouvelle saison de navigation arrive… Cette année, ce sera le quatrième été que nous passerons ensemble à courir les rivières et les fleuves. Cap au nord, à destination des Pays-Bas, via la Sarre, la Moselle et le Rhin. Et pour que tout se passe au mieux, un petit travail de remise en beauté et en forme est nécessaire comme tous les ans à la fin de l’hiver. Au boulot !

L’hiver au sec, dans un hangar du port de Strasbourg, bien à l’abri des intempéries…

Hivernage 2014-2015 dans un hangar fermé à Strasbourg

Hivernage 2014-2015 dans un hangar fermé au port de Strasbourg

Qui veut voyager loin ménage sa monture. L’adage est bien connu et s’applique parfaitement au monde du bateau tout autant qu’à celui des chevaux. Notre bateau est notre fidèle compagnon pendant les meilleurs mois de l’année. Et pour qu’il puisse accomplir sa mission et nous mener à bon port, la moindre des choses est de le bichonner un peu. J’ai une pensée pour tous ces pauvres esquifs, croisés au fil de l’eau, qui croupissent au fond d’un port sous la mousse et la rouille, abandonnés par des propriétaires peu reconnaissants. Il n’y a pas de SPA pour les bateaux maltraités…

Du printemps à l’automne 2014, Dorabella a fait un beau voyage sur la Saône et le Rhône. Du port de l’Arsenal à Paris à Sète via Lyon-Confluence, les Roches de Condrieu, Valence, Aigues-Mortes, Lattes, Mâcon, Châlon sur Saône et d’autres haltes encore… Pour l’hiver 2014/2015, nous voulions trouver un lieu où notre bateau pourrait passer la mauvaise saison à l’abri des intempéries et du gel. L’année d’avant (2013), nous avions passé un été à naviguer aux Pays-Bas. C’est là que nous avions découvert la possibilité des hivernages au sec sous hangar hors gel. Notre Dorabella est entourée d’une impressionnante corde qui fait tout le tour du bateau (l’un des signes distinctifs des bateaux construits par Linssen) et d’un pont en teck. Passer l’hiver à l’abri contribue fortement à préserver le bateau.

Dessin Martine Krebs

Dorabella et son capitaine Happy. Tout comme la cigogne d’Alsace, ce sont des migrateurs…
Dessin Martine Krebs

Dorabella n’a pas de place à l’année. Ce n’est pas un bateau sédentaire qui sert de maison de week-end, toujours amarrée au même ponton. L’Europe est vaste, il y a tant à découvrir. Pourquoi rester scotchés au même endroit ? Nous sommes des nomades, avides de découvertes.

Nous voulions retourner aux Pays-Bas, merveilleux paradis pour le bateau. Nous avions découvert la Meuse auparavant. Cette fois, pourquoi ne pas rejoindre le Rhin, voie fluviale naturelle vers les Pays-Bas ? A Strasbourg, à quelques dizaines de kilomètres seulement de notre domicile, nous avons trouvé une place pour un hivernage au sec, bien à l’abri dans un hangar, chez Marc Ashbacher. Il est temps à présent de s’occuper du petit navire…

Anti-fouling, anodes, retouches, vidange et tutti quanti…

A l’approche de Pâques et des longs week-ends du mois de mai, l’affolement gagne les marinas. Les fans de bateau qui ont hâte de se retrouver à la barre — dont nous — s’agitent tous azimuts. Comment ? Je ne suis pas le seul ? Mon bateau va devoir attendre son tour ? Cette effervescence est bien sympathique. En attendant que Christoph, le mécanicien, puisse remettre en place l’hélice qui revient d’une remise à neuf, fixer un nouveau jeu d’anodes, ré-ajuster le presse-étoupe, faire l’entretien moteur et celui du groupe électrogène… Xavier s’occupe de parer les œuvres vives d’une peinture anti-fouling toute neuve.

Notre Dorabella est parée pour la nouvelle saison : coque polishée, anti-fouling, anodes neuves…

Notre Dorabella est parée pour la nouvelle saison : coque polishée, anti-fouling, anodes neuves…

Quant à moi, je m’intéresse à quelques retouches de peinture au-dessus de la ligne de flottaison. La coque est d’un joli bleu sombre. C’est beau mais gare aux éraflures et aux inévitables petits chocs ! La grosse rafale latérale en sortant d’une écluse est imparable : les pare-battages roulent et sont éjectés, la coque frotte et c’est la grosse rayure… La coque en acier ne risque rien mais l’amour-propre du capitaine en prend un coup. Heureusement, Monique, au chantier naval Linssen à Maasbracht, prend soin du moral des propriétaires de bateau et leur fournit les remèdes à leurs bobos. Sitôt demandé, le pot de peinture bi-composants met à peine 24 heures pour arriver en Alsace. Mastic, ponçage, petit coup de rouleau de mousse et hop, ni vu ni connu !

Le gros monstre sur pneus bardé de sangles s’approche, soulève Dorabella et l’entraîne hors du hangar. Quelques retouches d’anti-fouling encore et le bateau s’en retourne à l’eau pour de nouvelles aventures…

Mise à l'eau de Dorabella

Mise à l’eau de Dorabella – Marinest, port de Strasbourg

 

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